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  • L'ACTU DES VAPEURS

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LE GALLIA NAVIGUE EN MODE LUXE MAIS LES CRITIQUES PERSISTENT SUR LE LAC DES QUATRE-CANTONS

Depuis le 15 mai, le bateau à vapeur Gallia a repris du service sur le lac des Quatre-Cantons, sous la bannière Legends of Lake Lucerne. Cette nouvelle offre haut de gamme lancée par la Société de navigation du lac des Quatre-Cantons (SVG) propose une croisière de quatre heures avec menu gastronomique cinq plats, boissons comprises, pour un peu plus de 500 francs par passager. L’expérience est limitée à 65 participants, bien loin des quelque 800 personnes que le navire peut accueillir. Objectif : répondre à une demande croissante pour des moments d’exception alliant luxe, patrimoine et exclusivité, selon la SVG.

Un démarrage discret, des critiques bien visibles

Un mois après son lancement, le concept continue toutefois de susciter des réactions contrastées à Lucerne. En moyenne, entre 15 et 40 passagers embarquent à bord du Gallia lors de ces croisières, un taux d’occupation jugé absurde, notamment parmi les passionnés de bateaux à vapeur.

« Traverser le lac avec 15 personnes sur un bateau de 800 places, c’est une absurdité de proportion », déplore un passionné de bateau à vapeur interrogé par la SRF, après avoir comparé le Gallia presque vide au bateau de ligne régulier bondé ce même jour.

Ces critiques rappellent les craintes exprimées dès l’annonce du projet, il y a un an. Pour de nombreux défenseurs du patrimoine vapeur, engagés depuis les années 1970 pour la sauvegarde de ces unités historiques, cette formule haut de gamme pourrait marquer un tournant, voire un recul, de l’accessibilité populaire de ces bateaux à vapeur emblématiques.

La SVG assume un pari à long terme

Face aux critiques, le directeur général de la SVG, Stefan Schulthess, se veut rassurant. Dans une interview accordée à la SRF, il reconnaît que la rentabilité ne sera pas immédiate : « L’objectif est d’atteindre une moyenne de 40 à 50 passagers par croisière. Le circuit de luxe de quatre heures devrait permettre de gagner de l’argent dans environs trois ans. »

Selon lui, cette première année doit permettre à la compagnie d’acquérir de l’expérience et d’ajuster l’offre. Quant aux contestations, Schulthess estime qu’elles sont marginales tout en indiquant que la majorité des retours sont positifs : « De notre point de vue, les critiques viennent de voix isolées » conclu le directeur de la compagnie.

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